LE PEUPLE DE SABA ET L’INONDATION D’ARIM
“Il y avait assurément, pour la tribu de Saba, un signe dans leurs demeures: deux jardins, l’un à droite et l’autre à gauche. ‘Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué, et soyez reconnaissants envers Lui: une contrée agréable et un Seigneur Pardonneur’. Mais ils se détournèrent. Nous déchaînâmes alors contre eux Sailal-Arim (l’Inondation du Barrage), Et Nous leur changeâmes leurs deux jardins en deux bosquets aux fruits amers, des tamaris et des jujubiers rabougris” (Surah Saba:15-16)
La communauté de Saba faisait partie des quatre plus grandes civilisations qui vivaient en Arabie du Sud. On estime que ce peuple s’est établi là dans la période comprise entre 1000 et 750 avant Jésus-Christ, pour disparaître définitivement vers l’an 550 de l’ère Chrétienne suite à deux siècles de conflits avec les Arabes et les Perses.

LE PROPHETE SULAYMAN ET LA REINE DE SABA


“On lui dit: ‘Entre dans le Palais’. Puis, quand elle le vit, elle le prit pour de l’eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors il [Sulayman] dit: ‘Ceci est un palais pavé de cristal’. Elle dit: ‘Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: je me soumets avec Sulayman à Allah, Seigneur des Mondes’ (Surah an-Naml:44)
HLes données historiques relatives à la rencontre de Sulayman et de la Reine de Saba furent mises en lumière lors de fouilles entreprises dans l’ancien pays de Saba, au sud du Yémen. Les ruines exhumées ont révélé qu’une ‘reine’ a vécu dans cette région entre l’an 1000 et l’an 950 avant Jésus-Christ, et qu’elle a voyagé vers le nord jusqu’à Jérusalem.
Les détails des contacts entre les deux souverains, ainsi que la puissance économique et politique de chaque état, sont explicités dans la sourate an-Naml. Ce récit, qui occupe une large place au sein de la sourate, évoque tout d’abord la Reine de Saba par le biais des nouvelles qu’une huppe, qui accompagnait l’armée de Sulayman, avait communiquées à ce dernier:

LES COMPAGNONS DE LA GROTTE


“Penses-tu que les gens de la Grotte et de l’Inscription portant leurs noms ont constitué une chose extraordinaire d’entre Nos prodiges?” (Surah al-Kahf:9)
La dix-huitième sourate du Coran, dénommée al-Kahf, ce qui signifie ‘la Grotte’, évoque un groupe de jeunes gens qui avaient trouvé refuge dans un tel abri pour fuir l’oppression et l’injustice d’un gouverneur qui sévissait contre les croyants. Les versets concernant cette question sont les suivants:
“Penses-tu que les gens de la Grotte et de l’Inscription portant leurs noms ont constitué une chose extraordinaire d’entre Nos prodiges? Rappelle quand les jeunes se furent réfugiés dans la Grotte, ils dirent: ‘Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure-nous la droiture dans tout ce qui nous concerne’. Alors Nous avons assourdi leurs oreilles en les plongeant dans un sommeil profond dans la Grotte, pendant de nombreuses années. Ensuite Nous les avons réveillés afin de savoir lequel des deux groupes qui discutaient à leur sujet saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour.

CONCLUSION


“N’ont-ils pas parcouru la terre pour voir ce qu’il est advenu de ceux qui ont vécu avant eux? Ceux-là les surpassaient en puissance et avaient labouré et peuplé la terre bien plus qu’ils ne l’avaient fait eux-mêmes. Leurs Messagers leur vinrent avec des preuves évidentes. Ce n’est pas Allah Qui leur fit du tort; mais ils se firent du tort à eux-mêmes” (Surah ar-Rum:9)
Tous les peuples dont nous avons parlé jusqu’à présent avaient un ensemble de caractéristiques communes: ils transgressaient la Loi d’Allah, ils attribuaient à d’autres qu’Allah des qualités qui Lui appartiennent exclusivement, ils se comportaient de façon arrogante, ils spoliaient la propriété d’autrui, leur sexualité était déviée et ils faisaient preuve d’insolence. Un autre dénominateur commun était leur hostilité agressive à l’encontre des Musulmans qui se trouvaient assujettis à eux, et ils se livraient à toutes sortes d’intimidations.
Les récits délivrés par le Coran n’ont certainement pas pour objectif de donner des leçons d’histoire. Le Coran précise au contraire que les histoires des prophètes ne sont racontées que pour servir “d’exemple”. La destruction des générations passées devrait inciter celles qui suivent à suivre le droit chemin: